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Politique

Inéligibilité du leader de Taxawu Senegal : Macky et l’entêtement à ne pas ‘’libérer‘’ Khalifa Sall

Khalifa Sall est libre parce que gracié. Le leader du mouvement Taxawu Senegaal n’est cependant pas tout à fait libre de ses mouvements politiques. La faute aux articles L29 et 30 du Code électoral. Le journaliste Assane Samb revient sur cette affaire.


‘’Khalifa a des ambitions pour sa ville, Dakar, qu’un de ses partisans, Barthélemy Dias, a gagnée, mais aussi pour le Sénégal. C’est d’ailleurs l’un des prétendants sérieux à la magistrature suprême. Il n’y a pas plus présidentiable que lui. 

Toutefois, l’obstacle qui se dresse devant lui, c’est cette condamnation à cinq ans de prison en mars 2018, confirmée en appel en 2021 et qui fait qu’il est désormais inéligible, selon les articles L29 et 30 du Code électoral’’.
‘’C’est d’ailleurs la raison pour laquelle cette année, il n’a pu participer aux élections locales. Alors qu’il est un leader actif d’une forte coalition de l’opposition, la plus dynamique, actuellement, Yewwi Askan Wi. On comprend aisément alors que ses partisans de Yewwi désirent se mobiliser pour sa libération politique, laquelle tarde’’, dit-il dans le journal ‘’Rewmi’’.

Assane Samb poursuit : ‘’Force est de reconnaître que le président Sall n’a pas respecté sa promesse faite devant la presse étrangère d’amnistier Karim Wade et Khalifa Sall, une fois qu’il aura obtenu un second mandat. Les deux étant, pour le moment, inéligibles.  Une situation sans doute dramatique pour leurs partisans, parce qu’il s’agit de deux leaders sur lesquels ils comptent beaucoup pour le devenir de leurs entités politiques, mais aussi du pays.  Et c’est justement pour cette raison que Macky s’entête à ne pas vouloir les libérer politiquement.  Il a dû se rendre compte qu’aussi bien les Législatives que la Présidentielle à venir sont d’une importance capitale.’’
‘’Les Législatives, parce que le risque n’est pas négligeable de voir une opposition bien organisée et unie renverser la tendance et imposer une cohabitation au régime en place. Ce qui signifierait, de facto, sa fin, car la nomination du Premier ministre et de l’appareil gouvernemental reviendra alors à la nouvelle majorité’’, affirme le journaliste dudit quotidien.

Le consultant politique ajoute : ‘’La Présidentielle, parce que Macky n’a nullement l’intention, qu’il soit candidat ou pas, de laisser gagner une opposition radicale qui pourrait s’en prendre à beaucoup de ses proches, exactement comme il l’a fait avec le clan de Wade, l’ancien Président.  Du coup, craignant le retour d’ascenseur et en bon tacticien politique, il ne souhaite pas non plus faciliter la tâche à son opposition, manifestement en proie à une œuvre difficile de recomposition, surtout après le départ d’Idrissa Seck, arrivé second à la (dernière) Présidentielle.  Il s’agit de travailler, encore et encore à divertir les adversaires, à les disperser le plus longtemps possible et à les fragiliser.
La démarche est ‘mackyavélique’, avec ce risque de créer les conditions de Législatives tumultueuses, comme le dit Alioune Tine.  Car si l’opposition ne lâche pas du lest sur le parrainage et si elle compte vraiment présenter Khalifa Sall sur les listes comme elle le prétend, le minimum de sérénité observée sur le terrain politique va éclater.’’
 En somme, pour que le leader de Taxawu Senegaal, Khalifa Sall, retrouve sa place sur l’échiquier politique, Yewwi compte bien l’investir sur les listes pour les Législatives. Reste à savoir si la coalition en aura les moyens politiques.

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