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Eric Zemmour franchit un pas de plus dans la radicalité en proposant un ministère « de la remigration »

A trois semaines du premier tour de l’élection présidentielle, le candidat Reconquête ! a promis de « faire repartir un million » d’étrangers en cinq ans, s’il est élu.

A moins de trois semaines du premier tour de l’élection, et alors qu’il est donné en nette baisse dans les enquêtes d’opinion, Eric Zemmour a plaidé pour une nouvelle mesure radicale, lundi 21 mars sur M6, en proposant un « ministère de la remigration ».

S’il est élu, le candidat Reconquête ! promet de « faire repartir un million » d’étrangers en cinq ans, grâce à des « charters », et de voir « avec les dirigeants de l’Algérie, du Maroc et de Tunisie comment on peut organiser cela » . M. Zemmour vise notamment les « clandestins, délinquants et criminels étrangers et fichés S étrangers », et revendique une « mesure de cohérence et de fermeté ».

Seul candidat à l’élection présidentielle à reprendre la théorie complotiste d’extrême droite du « grand remplacement » supposé des populations européennes par les immigrés non européens, il endosse avec la « remigration » une nouvelle revendication de l’extrême droite radicale et de l’écrivain Renaud Camus. Cette expression ne figurait pas dans son programme initial.

« Propositions démagogiques »

« Ce sont des propositions démagogiques, a critiqué mardi matin sur France 2 le président par intérim du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella. Le ministère en charge de gérer l’immigration, ça s’appelle le ministère de l’intérieur. » Dans son programme, la candidate du RN, Marine Le Pen, n’envisage pas un tel ministère, mais prévoit d’expulser les mêmes catégories citées par Eric Zemmour : clandestins, délinquants et criminels étrangers et fichés S étrangers. Alors que la candidate du RN axe surtout sa campagne sur la question du pouvoir d’achat, principale préoccupation des Français, Eric Zemmour maintient sa stratégie de radicalité anti-immigration. En meeting à Metz vendredi, il s’est efforcé de remobiliser ses troupes « envers et contre tout », pointant du doigt Marine Le Pen, présentée comme « l’éternelle perdante » qui ferait la « courte échelle » à Emmanuel Macron.

Le candidat populiste a également repris le thème du « seul contre tous ». « Nous sommes prêts à sauver la vérité pour sauver la France, quoi que disent nos adversaires, a-t-il prévenu. Nous ne cacherons jamais une vérité pour plaire aux journalistes ou aux sondeurs. Ils ne feront pas la loi ! » Pour tenter de relancer sa campagne dans la dernière ligne, l’ancien chroniqueur de CNews organise un meeting dimanche 27 mars sur la place du Trocadéro à Paris. A l’endroit même où le candidat LR François Fillon, affaibli par les affaires, avait tenté de relancer la sienne en 2017.

Le Monde avec AFP

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