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Justice

LES CHRONIQUES D’ABDOU/ Acte 2 de l’affaire Sweet Beauty : L’escalade verbale !

LES CHRONIQUES D’ABDOU/ Acte 2 de l’affaire Sweet Beauty : L’escalade verbale !

Après un an de répit, c’est l’Acte 2 de l’affaire Sweet beauty Spa opposant la masseuse Adji Sarr et le député Ousmane Sonko et chef de file du parti Pastef.

Ainsi, à l’occasion de l’anniversaire de l’éclatement de cette affaire qui avait fait 14 morts au mois de mars 2021, la fille,  victime supposée de viol, Adji Raby Sarr avait accordé une interview à des chaines d’informations françaises. Sur ce, ce regain médiatique du dossier a eu le don faire sortir le nouveau maire de Ziguinchor de sa torpeur.

Dans une nouvelle tribune ce vendredi dans les locaux du groupe Walfadjiri, Ousmane Sonko apporte sa réplique. Comme à son habitude, le chef de Pastef dégaine et tire sur tout ce qui bouge.

Le Président de la république et certains de ses collaborateurs en ont pris pour leur grade.

De même, la justice aussi a été secouée par le patron de Pastef.

« Il n y a qu’un responsable dans ce dossier, c’est la justice sénégalaise. La justice sénégalaise est complice (sic) du complot qui se passe actuellement. Parce que le dossier ne peut être sur la table du juge qui ordonne que personne n’en parle parce qu’il est en instruction, chaque jour des gens sortent et disent du n’importe quoi. Et même, des médias étrangers osent venir au Sénégal disent ce qu’ils veulent et repartir tranquillement. Si vous aviez fait cela en France vous auriez eu des problèmes. Donc où est la justice à cet instant ? », s’interroge-t-il.

Ensuite, le « patriote » en chef  rétorque qu’il a déjà répondu au juge et soutient qu’ « aucun juge ne me mettra en prison avec ce dossier ».

« La justice sénégalaise a un problème donc je prends mes dispositions car Macky Sall est resté 08 mois sans nommer un juge. Pendant ce temps, il cherche un juge qui va appliquer ce qu’il veut et de préférence qu’il soit de son ethnie car tous ceux qu’on avait pressenti étaient dans ce même canevas. Une fois qu’il a trouvé « son juge » cela fait quatre mois qu’il n’ose pas m’appeler pour m’entendre, moi je suis là », a-t-il encore martelé. Dans la foulée, il disqualifie le nouveau Doyen des juges.

« Et, ce juge est disqualifié car au moment des émeutes il avait publié une publication charge contre moi ensuite il a supprimé son post mais les jeunes de Mafia Kacc Kacc ont fait des captures », argue-t-il avant de rappeler qu’il ne signe plus depuis deux mois.

« Dorénavant j’ai pris une résolution cela deux mois que je signe plus car je ne respecte pas une institution qui ne me respecte pas…. Mon passeport diplomatique est avec moi je voyagerai quand je veux », se glorifie l’opposant radical au régime de Macky Sall.

Par conséquent, c’est une escalade verbale qui a fait sortir de ses gonds le dimanche passé le Ministre des affaires étrangères et des sénégalais de l’Extérieur (MAESE) à pondre un communiqué pour apporter des éclairages sur le passeport diplomatique de Sonko qui émane de l’assemblée nationale et tous les députés en ont le droit.

Si la réponse du MAESE est plus diplomatique, la sortie de Mimi Touré n’en sera pas une car selon l’Ancien PM « BBY ne détient pas le carnet rendez-vous de Sweet Beauty ».

De ce fait, la dame fer nie toute implication de Bby dans le dossier « qui est une affaire privée » selon ses dires.

Dans la foulée, des acteurs de la société civile comme Birahim Seck ont dénoncé cette escalade verbale et le niveau bas du débat politico-judiciaire.

Ensuite, face à ces nombreux dérapages, l’UMS appelle les acteurs politiques à la retenue et au respect de Dame Justice lors d’une conférence de presse.

Pour répondre aux accusations de l’opposition qui ont fait tache d’huile, Ousmane Chimère Diouf dira : « les Magistrats ne peuvent servir de bras armés utilisés pour la liquidation d’adversaires politiques. » Le premier des magistrats de l’UMS  fait allusion à « une idée répandue de mauvaise foi. ». Pour étayer ses propos le magistrat argue que : «  les magistrats sont indépendants, car l’indépendance se vit », estime-t-il.

En somme, malgré cet appel au calme, la tension verbale ne désemplit pas, hier c’est au tour du tonitruant avocat Me El Hadj Diouf de s’inviter dans le jeu. A l’entame de ses propos Me Diouf déclare avoir reçu « 571 appels de gens qui l’ont insulté sans oublier les milliers de messages »

N’en a cure des insultes, Me El Hadj Diouf demande à la justice d’arrêter Ousmane Sonko suite à son refus de signer car étant sous contrôle judiciaire. D’après lui, la justice doit l’arrêter pour qu’elle ne paraisse pas faible.

Enfin, après une accalmie d’une année, le dossier Sweet Beauty se réchauffe, Sonko et le camp de BBY ne se font aucun cadeau !

Et, dans ce cas de figure c’est à la justice de reprendre le flambeau pour redorer son blason terni par des accusations venant d’une certaine opposition car elle demeure le dernier rempart pour assurer la paix et la sécurité à l’homosenegalensis.

A bon entendeur…..

Abdou Fall,  journaliste-communicant

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