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Dakar : Elle télécharge la s*xtape de sa cousine sur Senep*rno et la balance sur WhatsApp

C’est encore une histoire de collecte et diffusion de données à caractère personnel. Aïssatou Sarr n’a pas mesuré les conséquences de ses actes en faisant pareille chose lorsqu’elle a voulu se venger de sa cousine.

En effet, cette dernière a remué le couteau dans la plaie en publiant la vidéo obscène de sa cousine Fatou Ndiaye sur Seneporno qu’elle a ensuite publiée sur whatsApp. Et depuis, la victime n’arrive plus à regarder parents et amis dans le blanc des yeux. Ainsi, elle a mis ses études en veilleuse, selon Rewmi Quotidien.

Arrêtée et placée sous mandat de dépôt le 3 mars dernier, la mise en cause a été jugée, hier, par le tribunal des flagrants délits de Dakar, pour collecte et diffusion de données à caractère personnel.

Pour sa défense, elle confesse qu’elle avait un différend avec la sœur de la partie civile, laquelle la taxait de belle de nuit sur les réseaux sociaux.

« J’avais saisi les enquêteurs d’une plainte. C’est ma grand-mère qui m’avait intimé l’ordre de la retirer. Mais, elle me traitait toujours de prostituée. Ne pouvant plus supporter d’être calomniée, j’ai capturé la sextape de la plaignante sur Seneporno et j’ai publié l’image sur mon statut whatsApp », a expliqué la commerçante de 28 ans.

Domiciliée à Ouakam, la mise en cause ajoute qu’elle avait réduit la confidentialité de son statut.

« Seule ma protagoniste pouvait voir la publication. J’avais également mis des émoticônes sur la photo. On ne voyait que son visage. D’ailleurs, c’était la deuxième fois qu’on divulguait les vidéos obscènes de la partie civile. C’est pourquoi elle a abandonné ses études », argue-t-elle.

Absente à la barre, Fatou Ndiaye était en train de se masturber sur la vidéo. Elle avait dit aux enquêteurs que sa cousine avait envoyé sa sextape à tous ses proches.

D’après le maître des poursuites, la prévenue avait partagé l’image avec tous ses contacts whatsApp. Pour sa répression, il a requis deux mois de prison ferme.

Pour le conseil de la défense, il appartient à l’accusation de prouver que la prévenue n’a pas fait une publication restreinte.

« Les protagonistes habitent dans la même maison. J’aimerais que le tribunal nous aide à faire revenir la paix dans cette famille », a imploré Me Cheikh Faye.

À sa suite, le juge a infligé une peine d’un mois, dont 15 jours ferme, à la prévenue. Il a également ordonné la confiscation de son téléphone iPhone 8.

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